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"Donner du sens à nos actions" 1/3

  • Photo du rédacteur: Agnès T
    Agnès T
  • il y a 22 heures
  • 5 min de lecture

Vous trouverez dans cet article la transcription d'un enseignement du Père Pascal Ide donné à Paray-le-Monial et sorti en septembre 2024. Cet enseignement fabuleux sera étayé d'exemples ayant trait à la vie de femme, pour qu'il vous parle encore plus au cœur. Pour plus de ressources, n'hésitez pas à consulter le site internet du Père Pascal Ide: https://pascalide.fr/


Nous allons voir ensemble trois choses, vertus ou attitudes qui nous transforment et nous améliorent, à rythmer sur l'ensemble de notre journée.


L'objectif de cet article est le suivant: que vous puissiez répondre à la question:


Pourquoi est-ce que je me lève le matin ?

Premier volet (1/3): LE MATIN ou la vertu d'ESPERANCE




 

 a)      Définition de l'espérance

 

La vertu du matin, c'est la vertu d’espérance, celle qui va nous aider à sortir du lit et à vivre la journée suffisamment ouverts pour que Dieu nous donne tout ce qu’il a à nous donner.


Extrait de film: Seul au monde.


Seul au monde, film avec Tom Hanks, 2000

Le personnage principal s’échoue sur la plage après un naufrage. Puis il finit par réussir à se sortir de là, à se sauver de l'île sur laquelle il a échoué. Mais quand il rentre, tout a changé. Celle qu'il aimait s'est mariée. Cependant, il raconte son expérience à quelqu’un en disant : « Au début, je n’avais pouvoir sur rien. » (La désespérance monte en nous quand elle rime avec impuissance. L’impuissance rime avec désespérance). « Je me suis mis à pleurer. Mais il y avait une certitude : je devais continuer, je devais vivre sans motif d’espérance. »


"Espérant contre toute espérance..." (Rm 4,18) : espérer contre toute espérance. On pense à Abraham qui espère un enfant alors qu’il est vieux avec une femme stérile.


« Alors je me suis mis à respirer et à vivre. Puis un jour, la mer m’a donné une voile… Or voilà que j’ai perdu Kelly une seconde fois. » à nouveau, grande tentation de désespérance. « Je dois continuer à respirer car qui sait ce que la mer pourra un jour m’apporter ? »


Quand une porte se ferme, une autre va s’ouvrir. Ce qui m’échappe n’échappe pas à Dieu. Quand mon plan A ne fonctionne pas, un autre plan B peut commencer à naître, plan B que je ne connais pas. Véritable espérance qui s’arrache à nos pauvres petites espérances humaines.


Espérance : énergie déposée en moi pour atteindre un bien futur difficile mais possible.


Ce n’est pas seulement le désir (tendre vers un bien futur mais facile d’accès).


Vivre sans espérance, c’est en effet effacer toute espèce d’horizon et s’affaisser dans l’impuissance. L’espérance théologale, qui s’inscrit dans la continuité de l’espoir humain, c’est attendre Dieu de Dieu. Désirer rien moins que Dieu qui est l’horizon de toute vie. Désirer l'absolu comblant qu’est Dieu. Et comme je ne suis pas capable par moi-même de l’atteindre, je vais l’attendre de Dieu lui-même qui me donne la capacité de l’atteindre.

 

b)     Le pape Benoît XVI distingue petites espérances et grandes espérances.

La grande espérance de l’homme qui résiste malgré toutes les désillusions : c’est seulement Dieu parce qu’il est absolument fiable. Il est le seul être qui n’est pas retourné vers Lui.


Nous avons aussi besoin de petites espérances : se marier, avoir un enfant, un travail, que notre santé se rétablisse… Toutes ces petites espérances sont importantes, mais la question c’est de les articuler avec la grande espérance sinon on en fait une idole. Si je suis déçu parce que je n’atteins pas ma ou mes petites espérances, je risque de me mettre en colère et de me retourner contre Dieu.


« Sans la grande espérance qui doit dépasser tout le reste, les petites espérances ne suffisent pas. Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul. »
Benoît XVI

Haussons notre espérance. Quand vous vous levez le matin, qu’est-ce qui fait que vous vous levez ? Dieu inscrit nos petites espérances dans sa grande espérance, tout de même.


Question à se poser:

"Quand je me lève le matin, pour quoi est-ce que je me lève ? Est-ce pour Dieu, pour être avec Lui ? Ou est-ce pour mon petit projet, pour que mes attentes soient satisfaites ?"

 

c)      Petite démarche en 4 temps :

 

1/ Ecartons de nos vies toutes les prophéties auto-réalisatrices : « De toute façon, ma vie c’est une galère… », « Ma vie c’est toujours la même chose… » (ça ne donne pas beaucoup d’énergie), toutes ces paroles de mort, paroles que nous n’aurions pas pour nos meilleurs amis.


« Ce jour qui est préparé depuis l’origine et ce jour nouveau que personne ne connaît et que Dieu a préparé depuis toujours pour moi aujourd’hui. »
Madeleine Delbrêl

 

2/ Ecarter les paroles hyper contrôlantes : « Je maîtrise ». Pascal Ide raconte qu’avant de préparer un topo il avait tendance à compter le nombre de signes qu'il écrit, mais ça lui faisait du mal car quand il ne les comptait pas, il stressait. Puis un jour, il a arrêté de vouloir contrôler, mesurer (comme David qui veut dénombrer son armée). Je fais ma part, le reste ne m’appartient pas. Le jour où je cesse de contrôler en mesurant les choses par exemple, une paix vient en moi.

 

3/ Faire sa part : faire toute sa part ! Saint Ignace de Loyola le dit ainsi :


« Priez comme si tout dépendait de Dieu et travaillez comme si tout dépendait de vous. »

Il faut faire sa part et toute sa part. Nous sommes 100% responsables.

Exemple : quelqu’un vient me voir en me disant qu’elle cherche un appartement à Paris. Six mois plus tard, elle confie qu’elle n’arrive toujours pas à trouver un appartement. Quand je lui demande ce qu’elle a fait pour en trouver un, elle dit : « J’ai donné au Bon Dieu mes critères, j’en ai parlé à 2/3 personnes autour de moi… »


Est-ce que je vais jusqu’au bout de ma part à moi ? Le bon Dieu m’a donné une intelligence, un corps, des mains, des pieds… Je lui rends hommage en les utilisant ! J’ai à faire ma part jusqu’au bout pour que Dieu agisse.


Si on a un doute, ayons à côté de nous une personne qui va nous interpeller en vérité et avec amour pour nous dire les choses, et soyons prêts à être déplacés par cette personne. N’attendons pas quelqu’un qui va nous dire ce qu’on a envie d’entendre, mais une personne avisée, sage. Intérieurement, préparons-nous à entendre ce que nous ne voulons pas entendre.

 

4/ Quand j’ai fait ma part, je peux poser un acte d’abandon. Celui que je préfère, c’est celui de Don Dolindo, prêtre napolitain. Il nous a donné la plus brève formule d’abandon : « Ô Jésus, j’ai confiance en toi. C’est à toi d’y penser ! »

Attention cependant au quiétisme : « tu t’occupes de moi, donc je n’ai rien à faire ».

On pourrait ajouter « Jésus, j’ai fait toute ma part. Je m’abandonne à Toi. Maintenant, fais toute ta part. » Le Bon Dieu aime qu’on lui parle comme ça, c’est un signe de confiance !



Quelques questions à se poser au terme de ce premier volet:


  • Dans ma vie de femme, est-ce qu'il y a un ou plusieurs domaines dans lesquels j'ai tendance à vouloir avoir le contrôle ? Comment est-ce que je peux changer cela ?

  • Est-ce que j'ai parfois des paroles de mort ou des croyances qui m'enferment ?

  • Est-ce que j'agis ou est-ce que je "délègue" tout à Dieu, sans mettre en place quoique ce soit ? (Pour sortir d'une mauvaise habitude, d'une addiction, cheminer dans ma vie, poser des choix...)

  • Est-ce que j'arrive à m'abandonner et à faire confiance, une fois que j'ai fait tout mon possible ?


Rendez-vous très bientôt pour le volet numéro 2 !





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